Coucou à tous :)
Eh oui, cela fait TRÈS (très très très...) longtemps que je n'ai pas posté d'article sur ce blog, près de 5 mois à vrai dire.
Ma (maigre) justification est que j'ai été particulièrement occupée, puisque je suis désormais en HYPOKHÂGNE (mais quel est ce mot diabolique? x_x). Dans mon tout premier article "Présentation", je vous racontais que j'étais étudiante en droit et que je comptais me réorienter. C'est maintenant chose faite, et je vais vous expliquer comment j'ai procédé et comment ça se passe pour moi :)
DONC le terme "hypokhâgne" est le mot quelque peu savant pour désigner la première année de classe préparatoire littéraire (ou prépa L hein, c'est plus simple ;)), la deuxième année étant appelée "khâgne".
→ Petit point culture : Le terme "khâgneux" date du temps des premières classes préparatoires (jadis...!) où les étudiants littéraires faisaient peu de sport. On disait donc d'eux qu'ils avaient les genoux cagneux, ce qui leur a valu ce surnom. Par la suite, on a juste remplacé le "c" par "kh" pour faire genre-on-est-trop-des-savants-et-tout.
► Classe préparatoire ?
Les CPGE (Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles) proposent une formation en 2 ans (en principe), juste après le bac, durant laquelle les élèves sont formés pour passer des concours afin d'intégrer des Grandes Ecoles et ENS (Ecole Nationale Supérieure). Mais seuls les plus brillants pourront prétendre accéder à ces écoles d'élites : la très grande majorité des étudiants finira sur les bancs de la fac ou dans des écoles moins prestigieuses.
Donc concrètement, c'est comme le lycée, mais en dix fois plus dur et avec des concours ;)
► Alors, cette réorientation ?
Faisons simple : le droit, c'était pas pour moi. Je ne suis pas parvenue à valider mon premier semestre malgré les rattrapages, et le système fac ne me convenait pas du tout puisque j'ai besoin d'être très encadrée dans mon travail. Et entre nous, le droit est un monde à part qui me passe complètement au-dessus de la tête.
Voyant mon échec cuisant, j'ai bien compris qu'il fallait que je me dirige ailleurs. Je voulais retrouver les matières littéraires que j'ai tant chéries au lycée (oui j'ai fait un bac L :P), et surtout me sentir entourée et guidée. La prépa L était donc l'idéal absolu. Mais en principe, intégrer une prépa ne peut se faire que juste après le lycée, puisque cela se fait sur dossier. Heureusement que certains établissements sont plus ouverts que d'autres...
Vu que j'ai entrepris ma réorientation en juin, APB était déjà fini (maudit APB...). J'ai donc dû appeler de nombreux établissements pour leur expliquer ma situation, mais les établissements publics m'ont fermé leurs portes puisque je n'avais pas fait la F*CKING procédure APB (*ahem*, calmons-nous). Seuls trois établissements privés ont accepté de recevoir mon dossier, ainsi que le lycée public en face duquel j'habite.
• Le premier était bien trop prestigieux et m'a vite laissé comprendre que je n'avais aucune chance d'être prise.
• Le second n'a pas voulu me prendre à cause de mes notes en fac (si si, je vous jure). Inutile d'épiloguer.
• Le dernier ne m'a pas prise car je n'étais pas prioritaire sur les bacheliers tout frais de cette année 2014, or leurs effectifs étaient pleins. Donc je n'ai pas eu de place.
Finalement, l'établissement qui m'a acceptée était... le public en face de chez moi. Justement parce que je n'habitais pas très loin et que j'ai pu communiquer beaucoup plus facilement avec eux. Ils ont donc décidé de me laisser ma chance, malgré mon année de faculté derrière moi.
Et ça fait un bien fou. Je ne me suis jamais sentie aussi épanouie, la prépa L est exactement ce qu'il me fallait. Je précise que je suis en prépa A/L (purement littéraire, contrairement à la B/L qui a une très grande part de socio-éco).
Au-delà du plaisir d'apprendre des choses que l'on aime et d'avoir l'impression de comprendre et de réussir, cette réorientation m'a redonné un énorme boost de confiance en moi, dont je manquais cruellement l'année dernière. Certes, je travaille énormément (et pourtant je suis la reine des fainéantes), mais j'y prends beaucoup de plaisir et je reste toujours aussi motivée même après 3 mois de cours.
J'espère que ce billet vous aura intéressés et aura éventuellement répondu à certaines de vos questions!
Maud
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